Les choses sont claires, l’ambition de rénover massivement les logements a manqué sa cible en 2024. Entre le recul des rénovations énergétiques (-41 % de dossiers MaPrimeRénov’ dont – 50 % de rénovations par geste), l’instabilité des aides, le contexte politique et la fluctuation du coût des énergies, le secteur a vécu une année difficile. Avec un budget MaPrimeRénov’ allégé d’un milliard, il faudra faire preuve de beaucoup d’imagination pour retrouver une dynamique en 2025.
L’heure n’est pas vraiment à la fête pour les énergies renouvelables, loin s’en faut. Chauffage au bois, solaire thermique, géothermie, toutes les ENR « classiques » vont de revers en revers. Le solaire thermique, qui avait retrouvé quelques couleurs il y a deux ans plonge à nouveau dans la déprime. A fin septembre, la surface de capteurs installée était en recul de -28 %. Seuls les systèmes solaires combinés, bien aidés financièrement par MaPrimeRénov’, semblent résister. Mais ils ne représentent guère que quelques centaines d’unités et constituent à ce titre un marché de niche. Que dire de la géothermie ? Après des années de disette, la Pac eau/eau avait connu l’an dernier un léger rebond, dépassant les 3500 unités vendues en France. Ce n’était pas encore la voie royale, mais un succès d’estime tout de même. Un exploit qui ne se reproduira pas cette année...
Frileux depuis de longs mois, le marché du chauffage reste grippé et peine à reprendre des couleurs. Construction neuve au point mort, rénovation énergétique en panne, la machine s’est enrayée. Maigre consolation, la France n’est pas le seul pays touché par le ralentissement de l’activité. C’est dans ce contexte que s’ouvre le 30 septembre prochain l’événement de la rentrée, le salon Interclima. Quatre jours pour aller à la rencontre des fabricants, s’informer, échanger, se tenir informé sur l’évolution de son métier et les orientations technologiques. Car quoi que l’on en pense, les jours meilleurs reviendront forcément et le moment venu, il faudra se tenir prêts.
Embouage, corrosion, entartrage… Dans une précédente édition nous avons étudié les principales pathologies liées à une mauvaise qualité de l’eau des réseaux de chauffage et d’ECS. Attardons-nous dans cet article sur leurs conséquences et les désordres qui en résultent.
Comment être sûr de choisir les bons systèmes de ventilation et de réaliser une installation conforme ? Ce dossier met avant plusieurs pistes : logiciels et formations chez les fabricants, guide de bonnes pratiques, certification Eurovent… Il présente aussi un outil, le Domiscore, qui permet de savoir si une habitation est saine ou non.
Sur un marché du confort thermique atone, la Pac air/air résidentielle, ou clim réversible, tire admirablement son épingle du jeu. Les ventes, en hausse de + 13 % en 2023, ont dépassé les 900 000 unités et s’approchent tranquillement du million. Et même si elle est à son tour rattrapée par les difficultés du marché et connaît un léger coup de mou ces derniers mois, la Pac air/air semble promise à un avenir radieux. Elle s’installe désormais aussi bien en neuf qu’en rénovation, pour le confort d’été, mais aussi de plus en plus comme système de chauffage principal, en confort quatre saisons.
Changement de braquet en 2024. MaPrimeRénov’ s'oriente très nettement vers les rénovations globales, désormais appelées rénovations « d’ampleur », avec un objectif fixé à 200 000 opérations financées dans l’année. Les travaux dits « mono-gestes » sont toujours d’actualité mais dans un cadre bien plus restrictif. Nous avons décortiqué pour vous les éléments-clés à retenir de la mouture 2024 de MaPrimeRénov’. Tout du moins tels qu’ils ont été annoncés en début d’année. Car vu le peu d’entrain avec lequel elle a été accueillie, certains ont parlé d'« usine à gaz », il y a fort à parier que des aménagements lui seront apportés prochainement. Et peut-être même avant que vous ne lisiez ces lignes…
Vente, installation, mise en service, SAV et même formation des partenaires installateurs : Xavier Giraud maîtrise toute l’activité liée aux WC lavants.
Mauvaise passe pour le chauffage au bois qui, après une croissance à deux chiffres l’an dernier et même à trois chiffres en 2021 (+ 103 % pour les chaudières), subit un net coup d’arrêt. Les chiffres de ventes définitifs pour l’année 2023 ne sont pas encore connus mais une chose est certaine, on sera loin, très loin des 42 000 chaudières biomasse écoulées en 2022. Le coup est dur pour toute une filière, des installateurs qui se sont formés, des industriels qui ont investi et des distributeurs qui ont stocké, et qui ne perçoivent pas un fort soutien des pouvoirs publics dans l’énergie bois. En témoigne le coup de rabot de 30 % des forfaits MaPrimeRénov’, à compter du 1er avril prochain, pour l’installation d’équipement de chauffage fonctionnant au bois, annonce qui a été faite ce mois de décembre. Une sacrée bûche de Noël…
Combien coûte réellement l’entretien d’une pompe à chaleur ? Quel est l’écart de prix moyen constaté par rapport à l’entretien d’une chaudière ? C’est pour répondre, entre autres, à ces questions que le Synasav lance l’Observatoire de la maintenance.











